Mobilisation sur Nice contre le CPE


18 avril 2006

Les cours reprennent dans les universités, rattrapage et examens s'organisent

"Les cours ont repris partout", a assuré mardi sur France 3 Yannick Vallée, premier responsable de la conférence des présidents d'université (CPU), en répétant que "l'essentiel des examens auront lieu fin juin-début juillet" et seront "rarement reportés à septembre".

Selon lui, seules certaines universités, bloquées neuf semaines comme Rennes II, pourraient envisager d'organiser la tenue de leurs examens en septembre.

Parallèlement, les présidents d'universités ont aussi commencé à chiffrer le coût des éventuelles "dégradations" provoquées par les blocages et occupations.

Le ministre de l'Economie et des Finances a évoqué "quelques centaines de milliers de dégâts par université", comme c'est le cas à Grenoble III (300.000 euros), Toulouse II (150.000 euros) ou Rennes II (100.000 euros).

Thierry Breton a cependant déjà été démenti par les cas de Nantes (40 à 50.000 euros selon le président) ou de Lille III où aucune dégradation n'a eu lieu pendant les sept semaines de blocage, selon l'université.

Même Toulouse II-Le Mirail, une des premières universités à avoir été bloquée et la dernière en France à le rester, dix jours après l'annonce du remplacement du CPE, a abandonné le combat.

Quant à Toulouse III, les étudiants ont également voté la levée du blocage partiel, tout en décidant de poursuivre la grève.

Dans le même temps, la journée d'actions contre la loi sur l'Egalité des chances, le CNE et le projet de loi sur l'immigration, à l'appel de ce qu'il reste de la coordination nationale étudiante après la victoire du CPE, n'a attiré que 2 à 300 personnes à Rennes et entre 150 et 200 à Brest et une centaine à Paris.

Lyon II a par exemple mis en place un planning de rattrapage et de permanence pendant les vacances, des enseignants de Paris-X-Nanterre ont transmis des cours par Internet, Lille II a déjà prévu des cours le samedi...

Pour effacer les traces de la bataille contre le CPE, les universités touchées ont déjà presque toutes annoncé le report des examens d'une à deux semaines (Lille II et III, Paris VI, Paris X-Nanterre, Dijon, Bordeaux II...), à l'exception de Lyon II qui maintient ses dates.

Certaines ont aussi déjà prévu d'organiser leur session de rattrapage en septembre et non en juin comme habituellement.

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Le gouvernement fâche jusque dans son propre camp

La crise du CPE laissera des marques profondes à l'UMP. Après l'abandon du contrat première embauche par le gouvernement, ses militants montrent de la colère ou de l'amertume. Avec en toile de fond, la présidentielle de 2007. A Lyon, jeudi, Philippe, 54 ans, se présentait vainement pour devenir délégué de la 3e circonscription du Rhône. Il reconnaît que «les militants sont un peu remontés. Ils auraient voulu plus de concertation au départ, et plus de fermeté ensuite. Ils n'ont pas digéré qu'on cède». Ce jeudi, les militants défilaient pour voter, et la plupart ont accepté de revenir sur le CPE.
«Entre nous, certains ont des mots très durs, confie Philippe. Ils disent qu'on a baissé culotte.» Catherine, 54 ans, raconte que son mari, chef d'entreprise, a refusé de reprendre sa carte. «Beaucoup de gens sont furieux, dit-elle. Ils disent que lorsque la rue gouverne, les extrêmes se frottent les mains.» D'autres, parmi les libéraux notamment, pestent contre cette nouvelle réforme inaboutie. «Les gouvernements de droite sont incapables de mettre en place une politique de droite» s'emporte ainsi Vahé, 61 ans, architecte et ancien de Démocratie libérale.
Amélie, 23 ans, travaille en alternance pour l'UMP, après un bac + 6. Dans son entourage, certains jeunes gaullistes étaient plutôt contre le CPE. «Mais à la fin, ajoute-t-elle, eux-mêmes disaient qu'il fallait tenir, que c'était trop tard pour céder. Il fallait le faire après quinze jours, ou jamais.» Michel, 82 ans, pharmacien à la retraite, conclut, plus martial : «Par définition, nous sommes partisans de l'ordre. Il est désagréable de voir l'autorité de l'Etat mise en échec par un déferlement de jeunes.» Qui, selon lui, «n'ont rien compris».
«Moutons». Ce dernier point fait quasiment l'unanimité à l'UMP. Sonia, 52 ans, rentière, se dit «très triste». Elle pense que le CPE était «une excellente méthode anglo-saxonne pour entrer dans la vie professionnelle». Selon elle, les étudiants sont «des moutons de Panurge, manipulés pas les syndicats». François, 73 ans, ajoute : «Ils n'ont pas encore commencé à bosser et ils pleurent déjà, ces cons-là.»
Mais les récentes campagnes d'adhésion ont rajeuni les rangs à l'UMP, et quelques militants se montrent plus nuancés. Edouard, 18 ans, en classe préparatoire scientifique, n'était pas favorable au CPE : «La période d'essai n'allait pas.» Il a même hésité à manifester avant le blocage des universités. Amélie pour sa part considérait le CPE comme «un moyen de se faire de l'expérience professionnelle» mais elle voit dans la forte mobilisation étudiante «une vraie crise, qui dépasse le CPE et qu'il faudra déchiffrer».
«Courage». En attendant, les militants misent sur la «lame de fond de la campagne» présidentielle et la «versatilité» des Français pour ne pas trop pâtir du CPE en 2007. «Les Français ont la mémoire courte, se rassure Daniel, 62 ans, ancien chef d'entreprise. En un an, il va s'en passer, des choses.» Et puis, ils sont convaincus que le PS n'est pas en état de profiter d'une telle crise. «Les syndicats ont repris du pouvoir, l'extrême gauche aussi, mais pas le Parti socialiste» promet Daniel.
Les militants se montrent en revanche plus pessimistes pour Dominique de Villepin. Est-il définitivement plombé ? «Il est mort, tranche Philippe. Sarkozy se retrouve seul et je souhaite la même chose à la gauche, afin que l'on puisse enfin se battre sur des idées.» Mais paradoxalement, si le Premier ministre est affaibli, il sort aussi grandi, auprès de nombreux militants. On pense qu'il a manqué de «concertation», mais Vahé, pourtant sarkozyste, juge qu'il a «fait son boulot, avec courage». Et l'adjectif revient souvent. «Villepin a perdu des points dans l'opinion, mais en a gagné à droite, résume le jeune Edouard. S'il était allé jusqu'au bout, beaucoup à l'UMP l'auraient rejoint.»
L'attitude de Sarkozy divise plus. Les militants reconnaissent qu'il sort de la crise plutôt conforté, mais Daniel, 75 ans, ajoute : «On aimerait bien qu'il éclaircisse un peu ses idées. On a l'impression qu'il vogue à tous les vents, on ne sait plus quoi penser.» D'autres reprochent au président de l'UMP de ne pas s'être montré plus solidaire. «Il est étonnant, qu'un mouvement comme le nôtre n'ait pas été en mesure d'organiser un contre-feu, des contre-manifestations», glisse Daniel, l'ancien chef d'entreprise. La fédération UMP du Rhône recevait beaucoup d'appels en ce sens durant le mouvement. Les partisans de Sarkozy répondent que leur favori ne pouvait guère s'y prendre autrement. «Il n'était pas d'accord avec la méthode, on l'a senti, et on sait qu'il s'y serait pris autrement, dit Catherine. Mais il n'a pas accablé Villepin.» Sonia, la rentière, estime même que «d'un mal peut sortir un bien». Partisane de Sarkozy, elle confie, avec malice : «Quand j'ai compris que Villepin se mettait hors-jeu, je me suis dit que cela ouvrait définitivement la voie à Nicolas Sarkozy.» Ils sont quelques-uns à penser que cela «clarifie» la situation, même si, selon Daniel, «Chirac a encore le temps de sortir un nouveau présidentiable».
Contre Chirac. Le chef de l'Etat semble le seul acteur de cette crise à faire l'unanimité. Contre lui. Les derniers tabous tombent, les mots se font durs. Catherine se contente de lever longuement les yeux à l'évocation de son nom, puis Edouard soupire : «On promulgue, on suspend puis on revient dessus. Quel bordel ! Ça fait peur.» D'autres parlent de «cafouillage», d'initiative «surprenante», «malvenue». Et Vahé se met en colère : «Un de Gaulle aurait tapé du poing sur la table. Il aurait rappelé qu'une loi votée s'applique. Chirac, quand il a senti le vent du canon, il a reculé.» Plus diplomate, Amélie, pense que le chef de l'Etat «n'a pas su faire passer son message». Mais, «fervente» de Sarkozy, elle ajoute qu'au sein de l'UMP «on entend tout le temps que Chirac a fait son temps, qu'il faut qu'il passe la main». Ses héritiers devront-ils reprendre le principe du CPE ? Vahé souhaite qu'ils aillent au-delà. Qu'au lieu de «grignoter» le code du travail, on le reprenne totalement, même au prix d'un «affrontement phénoménal».

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13 avril 2006

Citation

Je pense que nous approchons des derniers messages de ce blog donc je voudrais mettre ici une citation de Georges Courteline :

"Il vaut mieux gâcher sa jeunesse que de n'en rien faire du tout."

Cette citation servira de réponse à tous ceux qui ont passé un mois à nous dire que nous ferions mieux de retourner en cours pour ne pas gâcher nos études et notre année ! ;-)

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Scrutins Publics AN 12 Avril 2006

Qu'on le veuille ou non notre combat contre la précarité a une suite politique c'est pourquoi je vous met ici les résultats des scrutins publics demandés àl'occasion du vote de la loi remplaçant le CPE.

N° de scrutin   Date de la séance   Objet du scrutin
Pour   / Contre / Abstention volontaire

970   12.04.06   l'ensemble de la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise
151 / 93 / 1
969   12.04.06   l'amendement n° 18 de M. Gremetz à l'article premier de la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (abrogation du contrat première embauche)   
36 / 129 / 0
968   12.04.06   l'amendement n° 19 de M. Gremetz à l'article premier de la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (abrogation du contrat nouvelles embauches)   
37 / 122 / 0
967   12.04.06   l'amendement n° 23 rectifié de M. Gremetz après l'article premier de la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (abrogation de l'apprentissage junior et du travail de nuit pour les moins de 16 ans )
50 / 97 / 0
966   12.04.06   l'amendement n° 1 de M. Gorce avant l'article premier de la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (abrogation de l'ordonnance n° 2005-893 relative au contrat de travail "nouvelles embauches")
50 / 85 / 4
965   12.04.06   l'amendement n° 31 de M. Vercamer avant l'article premier de la proposition de loi sur l'accès des jeunes à la vie active en entreprise (négociation interprofessionnelle préalable à toute réforme législative du droit du travail)
59 / 32 / 1

Source : Assemblée Nationale ( http://assemblee-nationale.fr/12/scrutins/table-2005-2006.asp )

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Mouvement contre le CPE et la précarité !

Ce mouvement contre le CPE prend fin aujourd'hui avec le vote par l'AN d'un texte remplaçant l'article 8 de la loi dite de l' "égalité des chances". Le combat contre la précarité continue et continuera toujours tant que les gouvernements, de droite comme de gauche ne se seront pas décidés à prendre en compte les besoins des uns et des autres...

Le mouvement contre le CNE, la loi prétendue sur l'égalité des chances et la précarité continue sur l'université Nice Sophia Antipolis car la grève a été votée en AG.

Ce mouvement prend différentes formes d'actions comme la création d'un collectif étudiant ou encore des actions coup de poing.

Voila pour ma part je vais essayer de continuer régulièrement ou le plus régulièrement possible à vous donner des nouvelles du mouvement sur Nice et en France même si je reconnais n'avoir pas rempli ma mission tout à fait complètement !

Merci pour tous de votre engagement et cette victoire contre le gouvernement d'abord mais contre la précarité avant tout nous prouve que la vrai force du peuple est l'UNITÉ !!

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La prochaine AG est le

Mardi 18 Avril
à 12H00 dans l'amphi 84

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12 avril 2006

Retrait du CPE : Une victoire qui ne doit pas faire oublier les autres dispositions

La coordination 06, rassemblant les syndicats lycéens, étudiants et salariés, des organisations de jeunesse, ainsi que les non-organisés inscrit dans le mouvement anti-CPE, s’est réunie le lundi 10 avril.

Après deux mois d’un mouvement unitaire sans précédent, et malgré les tentatives d’intimidations et la répression dont a fait preuve le Gouvernement, le CPE va enfin être abrogé.

Nous resterons cependant vigilants quant aux suites données par le Gouvernement tant il reste inacceptable de maintenir certaines dispositions comme le CNE, l’apprentissage dès 14 ans, le travail de nuit des mineurs, la fermeture de postes aux concours d’enseignants, etc...

Les propositions du gouvernement sont de nature à exonérer davantage le patronat et prévoient un certain nombre de mesures visant à discriminer la jeunesse et particulièrement les jeunes défavorisés.

En ce sens, nous décidons de maintenir la mobilisation sous la forme d’une coordination qui se veut force de réflexions et de propositions. Elle entend que soient consultées et écoutées, toutes ses composantes.

Pour cela, nous continuerons les actions, sans en exclure aucune forme, pour obtenir enfin une politique de l’emploi ambitieuse et lutter contre toutes les formes de précarité.

Nice le 11 avril 2006

STOP CPE 06

UNEF, CIEL, UNL, JCR, MJCF, MJS, CFDT, CGT, FO, FSU, Solidaires et non organisés

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AG de Demain

AG demain à 12H00
à Carlone et St Jean d'Angély

Venez voter pour donner votre avis !
Oui le CPE a été retiré et c'est une victoire plus que suffisante mais il reste aussi beaucoup de points à remettre en cause !

Alors venez voter POUR ou CONTRE le blocage total, partiel, la grève !

Je vous rappelle que seul l'AG est légitime et que l'avis de l'AG sera suivi par les étudiants alors vous les étudiants venez donner votre avis !

Certains professeurs qui sortant de leurs prérogatives et de leur neutralité obligatoire envoient des mails appelant à aller voter le déblocage.
On nous a fait passer la copie d'un mail d'un professeur dont je vais vous faire copie ici :

"le 11 mars 2005

Je rappelle à tous les étudiants qui souhaitent la reprise des cours qu'une Ag suivie d'un vote aura lieu demain à partir de 12 heures. En principe, puisque la revendication principale contre le CPE a obtenu satisfaction, le vote sera sans doute proposé pour la levée du blocage. Mais, comme le résultat n'est pas du tout acquis en psychologie, il faut venir voter massivement demain, afin que le résultat soit incontestable. Les enseignants qui veillent à garantir la liberté du travail ne peuvent pas obtenir ce résultat si vous ne vous mobilisez pas vous-mêmes. IL ne me paraît pas normal que j'ai reçu une quinzaine de messages favorables à la reprises des cours lundi, pour en trouver que huit étudiants physiquement présents. Faites donc passer le message autour de vous.

Ph. JXXXXX
Professeur d'histoire médiévale"

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Déclaration commune

UNEF, CÉ, UNL, FIDL, CFDT, CFE CGC, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Après plus de deux mois d'intenses mobilisations pour obtenir le retrait du CPE, les organisations syndicales de lycéens, d'étudiants et de salariés, se félicitent de la décision enfin annoncée de faire disparaître le CPE de la loi.

C'est un authentique succès à mettre à l'actif de la détermination, de la persévérance et de l'unité d’action du mouvement.

Les organisations syndicales appellent les étudiants, les lycéens et les salariés à marquer comme il convient ce résultat de leur action.

Elles restent vigilantes jusqu'à ce que la loi destinée à faire disparaître le CPE soit effectivement votée et promulguée, les actions décidées pour le 11 avril s’inscrivent dans ce cadre.

Ce succès remporté sur le CPE donnera à tous la confiance et la dynamique nécessaires pour permettre que les questions de l'emploi des jeunes, de la formation et de la précarité du travail trouvent rapidement des réponses, ainsi que les questions posées par toutes les organisations syndicales concernant le Contrat Nouvelles Embauches.

Elles demandent que soient créées les conditions pour que les étudiants et lycéens ne soient pas pénalisés. Cela vise notamment les examens, les rattrapages éducatifs, les bourses, les élections étudiantes et aux CROUS. A chaque fois que nécessaire, des négociations avec les organisations, lycéennes, étudiantes et les personnels de l'Education doivent être menées.

Avec ce remarquable résultat, le syndicalisme par sa mobilisation et sa détermination pour le retrait du CPE a fait preuve de son efficacité et de sa responsabilité

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10 avril 2006

Demain 11 avril

Manifestation
à 10h00 devant la "tête au carré"

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